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Finale du Top 14 : CORTISONE 3 RUGBY 0

Nous savions très bien depuis le début de ce petit moment d'égarement au sein de la planète Ovale, qu'est "l'affaire" des corticoïdes au Racing92, qu'il fallait surtout s'inquiéter pour la santé des salariés mais surtout pas pour le business du Racing92 et/ou du Top 14 (voir n°49 et n°50 du blog)

La commission médicale de la Fédération Française de Rugby (FFR) n'a donc pas entamé de procédure disciplinaire à l'encontre de Dan Carter, Joe Rokocoko et Juan Imhoff.

Les trois joueurs et leurs brillants avocats ont convaincu les membres de cette commission que les traces de corticoïdes retrouvées dans leurs urines au soir de la finale du Top 14 (24 juin 2016), pourtant au-delà des seuils autorisés et, qui plus est, administrés sans ces trop fameuses autorisations à usage thérapeutique (AUT), provenaient de traitements autorisés.


C'est donc avec jubilation que les cadres dirigeants du Racing92 ont réglé quelques comptes avec les media sportifs, pourtant très peu incisifs en France, et, dans une jouissance non dissimulée, ont cloué au pilori toutes celles et tous ceux qui avaient osé émettre un regard critique et désapprobateur sur cette réalité.

Chez ces gens là, comme très souvent dans les milieux du pouvoir, il faut que la presse soit aux ordres, bienveillante, voire reconnaissante : c'est le subtil théorème de l'arbre, de la branche et de la scie.

Certes, la FFR et l'AFLD disposent encore respectivement de dix jours et de deux mois pour faire appel mais nous sommes assez optimistes pour l'entreprise francilienne, voire la Planète Rugby : dormez tranquille, braves gens !


Au-delà de la posture victimaire très mal jouée et, dont nous pressentions là aussi la venue, cette décision nous conforte dans nos perspectives d'hypocrisie ultime :


Basta, les seuils limites autorisés puisqu'il est possible de les dépasser.

Basta, les AUT puisqu'il est possible de justifier d'un traitement à postériori. Basta, l'exigence d'objectivité car c'est l'entreprise concernée qui prouve à postériori le bien fondé du traitement. Basta, l'équité du spectacle puisque les joueurs concernés, d'ailleurs décisifs dans cette rencontre là, n'auraient pas participé à la "fête" sans ces traitements. Basta, la santé des salariés-joueurs puisque l'enjeu financier prime le repos.

Basta, les avis d'une partie du corps médical sur la dangerosité extrême de ces traitements (voir les propos du Docteur Guilaume dans le n°50 du blog.)

Basta, les recherches sur les effets masquants de ces substances dans le cadre d'un dopage structurel plus conséquent.


Dans ces conditions, cessons de dépenser l'argent du contribuable dans des contrôles et des procédures inutiles et laissons vivre le show tel qu'il est mais, de grâce, arrêter de nous "emmerder" avec vos valeurs car à l'aune de cette réalité, si telles sont les vôtres, nous n'avons vraiment pas les mêmes.












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