Les immondices du patinage artistique français révélatrices des hypocrisies sportives endémiques !

À intervalles réguliers, la planète de l'homo sportivus dégueule ses turpitudes à la face de l'Univers ; depuis quelques semaines, entre mensonges, dénonciations calomnieuses, pédophilie avérée, harcèlements moraux, dépravations sexuelles, Histoires de Vie dramatiquement abimées et omerta institutionnelle, c'est la tribu du patinage artistique qui rivalise d'atrocités, de rumeurs et de médiocrité affligeante.

Vivement, d'ailleurs, que d'autres Paroles puissent se libérer et que ces drames quittent définitivement les Unes de la presse pour se retrouver dans les prétoires !

À la soixantaine très bien entamée, rien, malheureusement, de ce qui affleure à la surface médiatique ne nous surprend lorsqu'on côtoie, depuis l'âge de 9-10 ans, la planète des sports dans les vestiaires, les cours de récréations, les gymnases, les stades, les estrades universitaires de la galaxie STAPS, les lieux de formations continues, les revues et les livres d'Histoire.

À cet égard, n'oublions jamais que sur cet insupportable angle des exactions sexuelles, Catherine Moyon de Baecque, championne de France de lancer du marteau, racontait déjà, dans un ouvrage publié chez Albin-Michel en 1997 (La médaille et son revers), son calvaire personnel et ses souffrances pour tenter de briser l'omerta institutionnelle.


Ainsi va la tribu sportive : rassurez-vous, une fois passées les légitimes émotions médiatiques et, dans l'attente d'éventuels procès susceptibles de condamner les coupables, nous quitterons momentanément les affres des agressions sexuelles pour nous déplacer vers les affaires de dopages personnels et/ou institutionnels, les décès prématurés, les traumatismes physiques et psychologiques liés à certaines pratiques et rejoindre ensuite, bien sûr, les rives de la corruption arbitrale ou celle de l'attribution du grand barnum des rendez-vous planétaires qu'ils soient olympiques ou non.

Nous voguerons ainsi allègrement de turpitudes en turpitudes au gré des saisons, des vents, des courants et des marées.


Dans ce contexte d'écoeurement et de lassitude, le sport continue pourtant de bénéficier d'une indulgence viscérale.

Dès le début de son Histoire, le sport a été associé à des valeurs en vue de promouvoir sa pratique ; son existence même s'est ainsi établie sur des présupposés qu'il a fallu cultiver tout au long de son développement jusqu'à en faire un véritable mythe.

Un consensus en béton armé a lentement émergé au cours de ces dernières décennies pour distiller massivement, via les appareils d'État et les réseaux de l'industrie culturelle, l'idée que le sport est au service de l'Homme.

Malgré les affaires invraisemblables que génère l'institution sportive et malgré les violences multiformes à tous les niveaux de la pratique, à tous les étages de l'Institution, dans quasiment toutes les disciplines et dans tous les pays, le sport n'est pas soupçonné et il finit toujours par trôner innocent et prétentieux dans le ciel des Idées ; les milieux intellectuels, politiques, culturels qui devraient, en principe, mettre directement en cause cet idéalisme falsificateur, ne cessent, au contraire, de le renforcer en attribuant au sport ses plus belles lettres de noblesse.

Le sport est devenu un lieu commun qui ne supporte même pas qu'on l'interroge et qui obtient l'accord de tous, intellectuels compris, avant même d'être questionné.


Vouloir attacher le sport à des valeurs, les défendre sans se pencher sur ce qu'il est vraiment constitue une légèreté intellectuelle, voire une compromission : activité polymorphe au service d'intérêts divers, le sport, tel qu'il nous est présenté quotidiennement, s'éloigne de plus en plus des idéaux sur lesquels il était censé s'appuyer ! ...Le changement, c'est maintenant ??















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