Merci Monsieur Hidalgo,..c'était très bien !


C'est dans le contexte d'une période historique, somme toute, peu réjouissante pour le village France et une partie non négligeable de la planète confinés par ce détestable virus mutant que Monsieur Michel Hidalgo a choisi de nous quitter pour laisser la place aux émotions inhérentes aux souvenirs.

Quelle coïncidence pour cet emblématique éducateur humaniste, adepte du simple plaisir du jeu et du bien-être des groupes de jeux collectifs, de disparaître alors que le football-business de tous les excès et de tous les individualismes caricaturaux est momentanément en état de latence et n'a, d'ailleurs, aucune visibilité sur son propre avenir.


L'absence d'actualités footballistiques "chaudes" dans cette période généralement saturée en rencontres qualifiées de décisives a permis de dresser dans les médias de nombreux et légitimes panégyriques de l'ancien sélectionneur de l'équipe de France de football (75 matches de 1976 à 1984) ; il serait, de ce fait, très difficile, voire excessivement prétentieux, d'être plus exhaustif et nous nous en garderons bien.


Dans ce domaine du spectacle vivant qui est exclusivement composé d'émotions instantanées et partagées, n'en déplaise aux sinistres partisans du "y'a que le résultat qui compte !", le temps érode et ne fait finalement rejaillir à la mémoire que les aspects enthousiasmants, édulcorant, par la même occasion, les soubresauts, les désillusions et aussi les victoires rabougries. L'épopée de la "bande d'Hidalgo" n'échappe pas à la règle et nous avons déjà oublié, par exemple, qu'avant Séville82 et la sublime défaite héroïque aux tirs au but en demi-finale de la Coupe du Monde (RFA-France 3-3 A.P, le 8-7-82), la rencontre de poule contre l'Angleterre (3-1, le 16-6-82 à Bilbao) avait été d'une médiocrité technico-tactique affligeante.


Alors pourquoi tant d'Amour, aujourd'hui ? Parce qu'avant le chef-d'oeuvre de la demi-finale contre le Portugal au Stade Vélodrome (3-2 A.P, le 23-6-84) qui débouchera sur le sacre européen contre l'Espagne au Parc (2-0, le 27-6-84) et marquera, par la même occasion, la fin de la mission, Monsieur Michel Hidalgo, prenant la succession de Monsieur Stefan Kovacs, avait surtout redonné de la fierté et du crédit à une équipe de France de football qui n'existait absolument pas dans nos référents d'adolescents de moins en moins boutonneux.

En effet, en janvier 1976, le ch'ti-belge de 19 ans que je suis et ses "potes" du lycée avaient déjà été initiés et bouleversés par le Brésil de Pelé, l'Ajax et les Pays-Bas de Johan Cruyff, l'Anderlecht de Robert Rensenbrink, les Diables Rouges de Raoul Lambert et de Paul Van Himst et seuls les "Verts" de Jean-Michel Larqué et de Dominique Rocheteau, entre beaucoup de radios et peu de télévisions, ramenaient seulement progressivement Astérix au coeur de nos préoccupations.

Il fallait donc beaucoup de talents pour accomplir avec empathie une telle mission : simplement MERCI, Monsieur Michel Hidalgo !



















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