COVID19 : les "profs de gym" sont cocus, à poil ...mais masqués !


Alors que Nous venons de reprendre, pour une durée indéterminée, une dose homéopathique de confinement, "ma" Tribu des "profs de gym", pardon des professeurs agrégés d'éducation physique et sportive, est, cette fois-ci, sur la ligne de front.

Finis les gadgets numériques pour essayer d'être les "fayots" de la classe et escompter hypocritement faire s'agiter à distance des adolescents, déjà très peu enclins à le faire dans la vraie Vie ! C'est le retour en fanfare dans le monde réel mais aussi le prix à payer pour être cité à l'Ordre de la Nation et retrouver la crédibilité d'un fantassin des Valeurs de la République en Guerre !

Au regard des conditions de travail, déjà très souvent déplorables en temps de Paix, pour gérer des cohortes de 35 à 40 adolescents(tes), de plus en plus mal léchés, dans le système éducatif d'un pays où la Culture des Corps en mouvement est proche du néant, il est bien évident que les douches hydroalcooliques récurrentes, la gestion des scènes érotiques avec et/ou sans masque et, surtout, l'impérieuse nécessité, à quelques encablures des sapins de Noël, de mettre des points inutiles et farfelus dans des cases coloriées pour que la plus grande garderie nationale de France puisse fonctionner et favoriser l'accès au travail des parents, ne créent pas forcément un état de béatitude collectif.

Ce n'est pas, non plus, l'observation d'un déplacement de la Culture générale vers les profondeurs abyssales où se trouvaient déjà les Cultures des corps, qui redonne le moral, sachant selon l'adage : "qu'il vaut mieux être riche et bien portant que pauvre et malade" ! Mais faire partie de la longue liste des morts au combat pour faits d'armes héroïques sur le monument du village nécessite quand même bien quelques sacrifices !


Malheureusement, j'ai bien peur que les jours qui suivront la Libération si, bien sûr, russes, chinois et/ou américains nous délivrent du Mal, soient très douloureux ; en effet, l'État français déjà exsangue avant-guerre, bien que débarrassé, à priori, des fameux 3% de l'escroquerie de Maastricht, risque de prendre de plein fouet plusieurs vagues économiques et sociales beaucoup plus dramatiques que celles proposées par ce satané virus chinois, échappé à l'insu de son plein gré des serres protégées du laboratoire où il manquait vraiment d'exercice ! Dans ce contexte, "mes chers compatriotes", vous risquez de vous retrouver cocus et à poil !


Cocus, parce que bien à l'abri derrière l'aphorisme sociétal générique : "Le sport à l'École, c'est important" qui correspond aux autres banalités d'usage : "la guerre, c'est Mal, la violence, c'est pas Bien, le racisme, c'est Lamentable",...Tout le monde, voir plus si affinités, "s'en fout" complétement de votre éducation physique et que, malheureusement, l'argent public "ça ne pousse pas dans les arbres !"

D'ailleurs, lundi 5 octobre 2020, au cours d'une longue et fastidieuse conférence de presse, dépourvue de la moindre annonce marquante, le site -Révèle les Cocus-, représenté par Monsieur Jean-Michel Blanquer, Ministre de l'Éducation nationale et Madame Roxana Maracineanu, désormais Ministre déléguée aux Sports, avait bien évidemment une idée en tête : incarner la "fusion des ministères" pour "mieux faire valoir le lien entre le sport et l'éducation". Un lien qui, dans l'esprit des deux Ministres, doit permettre de mettre en cohérence "une vision complète du temps de l'enfant ", d'"ancrer et développer le sport à l'école" ou encore d'"installer très tôt un rituel sportif chez l'enfant !".....Beaucoup d'aphorismes classiques et récurrents pour quelques actions éclectiques de très faible envergure qu'il serait possible de résumer par un vulgaire : "saupoudrez-moi tout ce petit monde de sports un peu partout, dès que c'est possible....mais, à moindre coût, bien évidemment "!

Bien loin d'intégrer, comme il se devrait, la préoccupation des Corps des enfants dans l'ensemble des apprentissages scolaires de l'École primaire, et pas juste en complément, grâce notamment à des professionnels du genre et, surtout, sur des temps scolaires aménagés dans leur globalité annuelle (court, moyen et long terme), nous entendrons, dès les premiers jours de la Libération, les mêmes ritournelles frelatées, à savoir qu'à une journée identiquement banalisée va s'ajouter un peu de "sport fédéral", plus ou moins bien adapté, et effectué par des éducateurs sportifs extérieurs, aussi compétents et sympathiques puissent-ils être, pour juste remplacer des professeurs des Écoles, quasiment tous incompétents en la matière car très peu, voire surtout, pas formés du tout ! Nous sommes, bien sûr, à des années-lumière d'une motricité, non exclusivement sportive, conçue à la fois comme départ du développement intellectuel et, surtout, comme prélude aux apprentissages scolaires instrumentaux ! "L'Ordre Primaire" continuera donc d'essayer désespérément de chaparder des heures variables pour intégrer du "sport fédéral", le tout entouré, bien sûr, des pseudos-valeurs éducatives de l'Olympisme, ...Paris2024 oblige.


Le secondaire gèrera, quant à lui, la pénurie des heures (2H/semaine au Lycée !...Et plus proche d'1H3O dans le contexte du protocole sanitaire actuel) et tentera de s'imposer non pas par fierté des corps en effervescence mais par un désir d'isomorphisme intellectuel de plus en plus désopilant au quotidien.

En effet, quoique portée par un légitime et respectable souci de s'imposer dans les cursus scolaires secondaires, l'éducation physique et (rarement sportive, dans les faits) n'a pas su modifier son objet pour mieux participer aux problématiques de démocratisation de l'École.

Depuis trente ans, elle cherche davantage à se justifier qu'à se rendre indispensable et elle s'est parée, parfois jusqu'à l'absurde, des caractéristiques d'un enseignement secondaire traditionnel.

Son souci de conformité l'a emporté sur la valorisation des atouts qu'elle possède intrinsèquement pour intégrer dans l'École française, imprégnée d'intellectualisme, quelques dimensions éducatives.

Son isomorphisme absolu l'a rendue stupide mais surtout invisible dès que des besoins sociaux manifestes réclament des activités physiques et sportives pour atteindre des objectifs de bien-être, de lien social, de morale et/ou de civisme : surtout ne pas déranger les professionnels des apprentissages moteurs hiérarchisant des compétences en milieu scolaire pendant les travaux dont on ne connait ni trop le Sens et encore moins la durée, surtout "en distanciel" et masqués. Défendre avec simple bon sens, mesure, humilité, empathie, sens de "l'Inutilité assumée" et, bien sûr, rigueur professionnelle, les simples jeux du patrimoine d'hier et d'aujourd'hui pour juste mettre les Corps en cadence dans les très maigres espaces de temps offerts aurait été préférable à cette abjecte prétention ostentatoire d'une bouillie didactique qui, derrière les mots absurdes et abscons des concours de recrutement et des dispositifs de formation, relayés, bien évidemment, par l'abyssal cortège des Ayatollahs planqués dans les différentes strates du Ministère, des lieux de formation et des laboratoires STAPS, masquait le vide sidéral du quotidien concret des cours de récréation, des gymnases poussiéreux, des piscines vérolées et des pâtures indigentes. Avoir choisi exclusivement au milieu des années 60, la voie du sport progressivement travesti, parce que sans la moindre issue au regard des nouveaux publics scolarisés et insuffisante pour justifier une simple présence scolaire, par le burlesque carnaval didactique entourant de prétentieux apprentissages "moteurs" introuvables au regard des répartitions horaires hebdomadaires et annuelles, obligeait à être dramatiquement inaudible pour les décideurs économiques, les collègues, les chefs d'établissement, les familles et "à être cocu en slip" à un moment donné de l'Histoire.


Du "cocu en slip au cocu à poil", il n'y a guère d'efforts à accomplir, même si le niveau des prestations physiques s'approche parfois du ridicule en STAPS, car, parmi les multiples pratiques corporelles susceptibles de produire de "l'exercice physique" et du mouvement, le sport français, stricto sensu, que vous avez à tort choisi au début des années 60, vit également des heures très sombres.

Il apparait, en effet, manifeste qu'il y a aujourd'hui le sport-business professionnel qui a le droit d'organiser ses "compétitions-spectacles", sous perfusion des droits télé, quand ils sont versés, et le "sport dit amateur" qui doit quasiment fermer la boutique. Il est ainsi possible de regarder, avachi dans le canapé, une des nombreuses médiocres rencontres de la Ligue-Pizza de football-business mais les tours de la Coupe de France des divisions inférieures sont reportés. Le -BNP Paribas Masters- se déroule dans un Bercy désert, mais jouer un simple match de tennis dans le cadre d'un tournoi amateur sans aucun contact est strictement interdit. Il serait possible de multiplier les exemples délirants à l'infini.


Que les sportifs professionnels continuent d'exercer leur métier parait légitime mais il est difficilement compréhensible qu'aucune dérogation, hors banal jogging d'1heure, pour la pratique du sport dans le respect, bien sûr, des gestes barrières ne soit envisageable ! Bien plus, qui se soucie aujourd'hui des présidents de clubs et de leurs salariés qui font vivre tout un écosystème local ? Les fédérations pourront-elles encore subvenir à leurs besoins ?

La ministre déléguée aux Sports est étrangement absente et, même si ses bourdes récurrentes de communication sur, entre autres, le flou de la gestion présidentielle de la crise sanitaire, n'ont pas du créer un enthousiasme débordant "au Château", il faut bien reconnaitre que ses très rares interventions ne concernent que le sport professionnel.

Quand on les côtoie régulièrement, beaucoup de bénévoles et d'acteurs du quotidien se sentent abandonnés : les divers tournois - ceux qui "mettent du beurre dans les épinards" permettant, entre autres, d'acheter du matériel - sont annulés, les inscriptions plongent alors que tous les frais d'entretien s'accumulent. C'est le vivier associatif multi-sports de recrutement et d'interventions des "profs de gym" qui se meurt sous nos yeux. Autoriser la pratiquer du sport dans la limite du raisonnable et de la responsabilité de chacun pourrait faire passer plus facilement la pilule du second confinement ; mais doit-on encore s'étonner de cette situation dans un pays qui n'a pas de Culture sportive, laisse tous les élèves du primaire au secondaire avec des horaires minimalistes d'éducation physique et ne se passionne pour le sport, avec des accoutrements adéquats de supporters, que lorsque des représentants individuels et/ou collectifs du sport-spectacle se mettent sur le devant de la scène et décrochent des breloques inutiles.


Sortir avec Intelligence du rang et prendre l'Air, une fois le déconfinement mis en oeuvre, vont nécessiter un profond travail de remise en question de la corporation et de ses représentants, si tant est qu'il y ait encore des personnalités d'envergure sur le présentoir car le COVID19 a déjà achevé un baccalauréat agonisant, institutionnalisé la mission de Garderie nationale de l'École de la République et dispersera, avec désinvolture et mépris, les cendres de cette éducation physique et sportive inaudible.

Vous ne serez jamais, mes chers amis, des professionnels des apprentissages moteurs, d'ailleurs objectivement introuvables dans le contexte de "l'espace-temps" scolaire, mais des professionnels de la relation éducative par le biais de pratiques corporelles vivantes, diverses, originales, métissées, extérieures à la Culture occidentale, inventives et, surtout, éloignées des modèles sportifs vendus, par le marketing des apparatchiks fédéraux qui vont devoir sauver leur peau.

Dans un contexte scolaire qui, avec plus ou moins de pertinence pédagogique en fonction de la prise de distance avec le didactisme ambiant, essaye encore de transmettre des Savoirs entre deux louches de citoyenneté, une cuillère de Vivre ensemble et une pincée de réchauffement climatique, Vous êtes le seul et dernier rempart à la sclérose des Corps à "agiter" en urgence ! N'oublions pas qu'en ces temps de pandémie, sauf quelques dramatiques exceptions liées aux subtilités de ce virus inconnu, ce sont des Êtres en très mauvaise Santé qui dérouillent. Comme très souvent depuis les débuts de la discipline, la Santé pourrait vous aider à quitter les ornières dans lesquelles vous êtes piégés ; à condition, bien sûr, d'appréhender autrement le délicat problème.

Il y aura urgence à repenser de fond en comble la place des Corps dans l'ensemble du système éducatif français et, bien sûr, la formation des cadres pour la faire vivre, loin des sornettes didactiques des concours de recrutement qui vous ont lavé le muscle le plus important, le cerveau, et asservi, à une éducation physique des mots et de tous les maux dans l'intimité d'un réel non fantasmé : des États généraux mériteraient d'être organisés.

En ces temps favorables à l'Écologie planétaire, l'Écologie individuelle est en péril !


D'ici-là, ôtez les masques de l'hypocrisie et n'attendez pas de nouveaux textes pour avancer ; l'éducation physique, et éventuellement sportive, ne changera pas par décrets et programmes mais par un fort mouvement collectif de la corporation du terrain pour reprendre en mains les affaires courantes !

La crise du COVID19, comme toutes les crises mondiales, produira des morts, des disparus, des oubliés, des égarés, des paumés, des perdants mais aussi des vainqueurs, et, parfois aussi malheureusement, des profiteurs !

Ressaisissez-vous pour être du bon coté du balancier ou Vivez heureux, béats d'admiration face à votre jargon inutile et vos pratiques lénifiantes, cocus, à poil mais ...toujours masqués !


François HOCHEPIED-








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