Le Qatar-Saint-Germain-en-Laye gagne des titres sur le sol français et.. tout le monde s'en fout !


S'il est indéniable que cette jeune entreprise "parisienne" de football-business n'a vraiment jamais réuni derrière elle "La France du football", même dans ses moments d'euphories européennes (1991-1998), ponctuées par une Coupe des Coupes (1996), la situation actuelle ne risque pas de modifier fondamentalement ce sentiment de rejet, bien au contraire.


Au-delà d'une densité de trophées assez minimaliste, voire ridicule, les épopées européennes de Reims, Saint-Etienne, Bastia, Marseille, Bordeaux, Lyon, Monaco, j'en passe et des moins bonnes, réussissaient à créer momentanément un enthousiasme manifeste, bien au-delà des sectarismes des ultras locaux, que le village parisien n'arrive guère à générer.

Éternelles luttes multiséculaires entre Paris, capitale très arrogante, et les provinces reculées qui s'unissent plus "contre que pour" et où se mêlent à la fois une alchimie émotionnelle et des faits de jacobinisme avérés.


Depuis le rachat par l'état du Qatar de l'entreprise à des fins de recherche d'hégémonie idéologique locale et planétaire par le bais du ballon rond, le rejet prend des proportions légitimes considérables : arrogance des nouveaux riches, soupçons conséquents de soutiens à des nébuleuses islamistes dans un contexte de tensions nationales et internationales dramatiques, prise du pouvoir en sous-main de l'UEFA, rémunérations exorbitantes loin des banales lois du marché, insupportables comportements de divas pour des aventures sur la scène européenne où le grotesque n'est jamais très loin, plaintes lancinantes et postures systématiques de victime, constituent un amalgame qui crée, bien évidemment, plus de mépris que de magie.


Certes, ces gens-là, ne sont pas responsables de la médiocrité endémique des entreprises rivales à budgets pourtant conséquents (Marseille, Lyon, Monaco,..etc...) tant au niveau du service des achats que de la gestion des ressources humaines mais il est vrai que supprimer tout suspense sur la scène nationale et disparaitre régulièrement du gratin européen dès la fin mars ne créent pas un enthousiasme viscéral chez les observateurs de ce spectacle humain.


Finalement, comme il ne reste plus d'espaces pour "les Don Quichotte" de l'éthique dans ce business du football, c'est finalement un joli projet qui s'offre à ces milliardaires du gaz...Comment se faire aimer ? Vaste chantier !


La jeune diva française K. M'bappé, dont les atermoiements récurrents écorchent un peu l'image, réussira-t-elle à créer une révolution de palais et une inversion drastique des axes de la réflexion ? Avec ou sans lui, rien n'est moins sûr, d'autant plus que le projet tourne, chaque jour un peu plus, le dos aux attentes des ultras et des supporters historiques pour se réfugier dans les bras des touristes internationaux qui visitent le Parc des Princes, tel Disneyland, plus qu'ils n'observent la dynamique du Jeu mais entretiennent, en revanche, les indéniables réussites du marketing planétaire.

Pire, pour les optimistes, les dernières prestations abouties des différents rivaux dans cette cour, où le ticket d'entrée coûte un "pognon de dingue", montrent, par un bien agréable paradoxe, que seuls la condition physique, l'hygiène de vie quotidienne, l'envie, le dépassement de soi et, surtout, le respect d'un cadre collectif permettent de réussir au-delà des individualités, des stars, starlettes et des fastes de ce Royaume de la balle aux pieds.





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