Paris-Roubaix : " au revoir, merci et à l'année prochaine ! "


"Faute avouée est à moitié pardonnée" a constitué une bonne partie de mon éducation "Chti-belge".

Alors aujourd'hui, je l'avoue : en dépit de tout ce que je sais depuis tant d'années sur la réalité du cyclisme amateur et professionnel, j'ai passé l'après-midi scotché à l'écran de télévision pour admirer des cyclistes professionnels livrer une bataille charnelle entre Paris (Compiègne) et Roubaix.

Qui plus est, il s'agissait de ma 50ème "Reine des Classiques" sans discontinuité aucune mais la première loin de ma belgitude de sang ou de ma terre d'immigration parisienne.

Certes, je ne retrouverais jamais les commentaires avisés du regretté Théo Mathy sur la RTBF mais nous avons déjà connu bien pire sur les chaînes francaises toutes ces dernières années.

Baptisé à 800m du vélodrome, chaque mètre de cette course prend émotionnellement du sens comme aucune autre du calendrier.


Oh, rassurez-vous, esprits fourbes et sarcastiques, je ne connais que trop bien la face cachée du cyclisme et je n'ai jamais d'ailleurs été dupe des agissements du Père Lance, pour ne choisir que celui-là ; d'ailleurs, à tous les naïfs et/ou profiteurs aveuglés de "Livestrong", je leurs dirai que, dès mes jeunes années, mon père m'initiait déjà aux dures réalités artisanales du genre, en évoquant très souvent à la maison, cette sordide histoire d'odeur d'éther qui émanait des vomissements du "grand Rick" (Van Steenbergen) qu'il avait accompagné sur la pelouse du vélodrome à l'issue de sa victoire au sprint face à Coppi en 1952 (le jeune monsieur brun à la moustache sur toute vieille photo et/ou film... c'est lui.)

D'ailleurs mon "cher Rick", je ne te félicite pas, car grâce à toi et à tous tes copains, ma carrière s'est arrêtée à l'âge de 10 ans, lorsque j'ai osé évoquer l'idée d'aller à l'école de cyclisme : "non, c'est un milieu de dopage", fut la sentence simpliste mais sans appel ; clap de fin, je ne gagnerais jamais Paris-Roubaix car, à cette époque, l'autorité ne se discute jamais !

Ce qui n'empêchait pas ce brave homme d'avoir une admiration sans borne pour ces gaillards et de me laisser passer des heures à pédaler avec eux par écran interposé et/ou à les "bader"au bord des routes.

Il m'a fallu attendre la "petite trentaine" pour enfin désobéir, essayer de rattraper le temps perdu et finalement n'être jamais qu'un "tout petit coureur" sur un vélo pourtant tellement plus abouti que tous ceux qui ont permis à Eddy d'être le Roi.


Van Looy, Merckx, De Vlaeminck, Raas, Kuiper, Moser, Hinault, Madiot, Kuiper, Kelly, Duclos, Boonen, et tous les autres, je vous ai tant adulés dans toutes vos courses que je connais quasiment par cœur.

Aujourd'hui, le rêve ne dure plus qu'une seule journée et la réalité reprendra malheureusement rapidement le dessus.


Merci Tom : tu étais un coureur de "grande classe" internationale et tu termines ta carrière avec la noblesse du genre en te sacrifiant à un moment de la course pour permettre à ton fidèle Stybar d'essayer de vivre aussi son rêve.

Vivement 2018 !











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