Tour de France 2022 : Jumbo, la démonstration de l'hyper-professionnalisme...avec ou sans dopage ?

"Le doute est un hommage que l'on rend à la Vérité" - Ernest Renan -



Être le fruit d'une relation amoureuse qui s'est nouée dans les gênes et dans l'espace entre le "triangle d'Or"(Lille-Roubaix-Tourcoing/France), le Hainaut occidental (Belgique) et la province de Flandre occidentale (Belgique) impose généralement de commencer son tortueux chemin de Vie sur un vélo !


Je n'ai pas dérogé à la règle et, en cette soixante cinquième année échue, le Tour de France a réveillé des sentiments mêlés qui prennent essentiellement racines dans l'enfance et l'adolescence.

Comme pour Paris-Roubaix, mes premiers souvenirs précis du Tour de France, qui reviennent très facilement à la surface, sont ceux de la "grande boucle" 1967 avec la victoire finale de Roger Pingeon (France).

Ce Tour 1967, effectué à la moyenne de 34,756 km/h est, malheureusement, resté dans les mémoires, nonobstant le talent du vainqueur, en raison de la mort tragique du Britannique Tom Simpson, lors de l'ascension du mont Ventoux.


Dimanche 24 juillet 2022 s'est donc terminé mon 55° "Tour de France sur canapé", dont très peu d'étapes m'ont échappé, même si avec les années qui défilent beaucoup trop vites, j'en conviens, internet, les ouvrages de références et les revues spécialisées m'aident régulièrement à remettre de l'ordre dans la continuité des événements et des acteurs.

Il faut bien avouer aussi que la magie inaugurale a été particulièrement abimée au tournant des années 1990, d'une part, par les scandales du dopage structurel qui transformait, plus qu'il n'accompagnait au-delà de la limite, les talents hors-normes de ces athlètes et, d'autre part, parce que j'ai toujours davantage été un "coureur de classiques... sur canapé" ! En effet, mes aventures cyclistes personnelles au niveau départemental et régional ne parlent pas du même sport !


Force est néanmoins de reconnaitre que cette édition 2022, avalée par ces athlètes de très haut-niveau, (à 42,026 km/h, la 109e édition du Tour est la plus rapide de l'histoire ; Jonas Vingegaard -Danemark- améliore le record détenu par Lance Armstrong -EU- depuis 2005.) a été palpitante avec une bataille de tous les instants entre un très jeune slovène (maillot blanc à Paris), Tadej Pogačar, déjà double vainqueur de l'épreuve, et une armada collective, la Jumbo-Visma, aux talents multiples qui a propulsé, au sommet de son édifice, un jeune danois au parcours atypique et aux progrès assez fulgurants dans le monde professionnel.


Rassurez-vous, nous avons été trop souvent "cocufiés", depuis les origines vécues et/ou lues, pour nous laisser aller à une profonde extase face à la réelle expertise technico-tactique de toute l'équipe Jumbo-Visma pour mettre à mal ce très combatif slovène, Tadej Pogacar et placer définitivement sur orbite l'excellent Jonas Vingegaard.


Alors, maintenant ?...Nous sommes bel et bien perdus : au-revoir, merci pour ce bon moment et à l'année prochaine ? Telle est, sans doute, la solution de facilité, d'autant plus que la prolifération des autruches gangrène aujourd'hui des pans de plus en plus nombreux de la société française et dans des dossiers beaucoup plus dramatiques que la vie du cyclisme-business.

Si le doute salutaire nous traverse toujours l'esprit c'est, qu'au-delà de la moyenne ahurissante, le manager de l'"Équipe-État" (UAE-Team Emirates) de Tadej Pogacar, Mauro Gianetti, a déjà été pris avec les deux mains dans tous les pots de confiture, que ce soit comme coureur puis comme manager !

Quant à la jumbo-Visma, à la domination collective frisant l'insolence, elle n'est que la filiation de la très sulfureuse ancienne armada néerlandaise Rabobank !


Il est évident que Tadej Pogacar et Jonas Vingegaard sont une véritable aubaine pour le cyclisme-business professionnel : jeunes, élégants sur le vélo, complets dans toutes les dimensions de l'activité, humbles, très abordables dès la ligne d'arrivée franchie et, surtout, adeptes d'un cyclisme qui ose, entreprend, attaque et ne calcule pas, ou si peu !

Nous nous sommes effectivement rarement ennuyés dans le douillet canapé.


Mais derrière cette très belle vitrine d'avenir pour un sport criblé de scandales à répétition depuis les origines, nous craignons toujours un envers du décor qui rattraperait par le coin de l'oreille cette euphorie momentanée ; en effet, l'-observateur-passionné-pratiquant- de cyclisme est un véritable sceptique de Culture, de Lectures et de Vécus et si la preuve de culpabilité peut toujours être apportée, celle de l'innocence est devenue quasi impossible.

Wait and See !...Mais tous les éducateurs qui consacrent temps et énergie au cyclisme du mercredi après-midi, qui plus est en ces temps troublés par la COVID19, n'auraient vraiment pas besoin d'un nouveau scandale Jumbo,... bien au contraire !


Reste à savoir maintenant qui aurait enfin intérêt à renverser la table : ASO ? Les coureurs ? Les managers ? Les sponsors ? La Presse ? Les actionnaires majoritaires des équipes ?...J'ai bien peur que toutes les composantes de cette tribu se tiennent par les C....mains, ouf !


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