Du dopage au Racing en finale du Top 14 ? Est-ce bien raisonnable !

Dans le village sportif planétaire, le rugby revendique haut et fort une place privilégiée sur le podium des valeurs.

Nonobstant la réalité objective très différente des terrains, des cabinets médicaux, des vestiaires, des mains courantes, le slogan historique " un sport de voyous pratiqué par des gentlemen " perdure dans l'imaginaire collectif.


Il faut dire que cet adage est très rentable pour toutes celles et tous ceux qui gagnent leur vie avec et autour de ce jeu.

Alors, du dopage ? N'y pensez pas et surtout : " couvrez ce sein que je ne saurais voir ".

Déjà l'ami Laurent Bénézech (ancien pilier international français - 15 sélections au milieu des années 90) avait découvert la violence et l'hypocrisie du milieu à la suite de la publication de son ouvrage : rugby, où sont tes valeurs ?


Mais les cadences infernales imposées par le très "juteux" championnat de France, associé aux rencontres internationales, fragilisent des athlètes pourtant aguerris aux joutes du genre et ouvrent enfin des brèches profondes dans le camp des adeptes des sacro-saintes valeurs du rugby.


C'est ainsi que 3 joueurs du Racing92 et, non des moindres en termes d'affichage marketing ( Dan Carter, Joe Rokocoko et Juan Imhoff ) ont été contrôlés positifs (traces de corticoïdes interdits en compétition sans AUT), à l'issue de la finale du Top 14, le 24 juin 2016 au Camp Nou de Barcelone (Racing 29-21 Toulon).


Mais surtout pas d'inquiétude : il n'y pas le feu au lac.

Entre les subtiles arguties juridiques qui permettent aux "sportifs" de se justifier à postériori et les excuses que la planète sport offre aux maladroits, l'effervescence va disparaitre assez vite et l'Ovalie va retrouver son visage guilleret.

En effet, pour justifier cette éventuelle anomalie dans la prise de corticoïdes, les dirigeants du Racing, adoubés par la pensée dominante de la FFR, auront le choix entre :

La "toute récente" rhinite allergique de Bradley Wiggins.

La "plus ancienne" cuite au whisky du cycliste américain Floyd Landis, mieux adaptée, sans doute, aux joueurs de rugby.

La plus "subtile", au regard de sa mauvaise réputation dans ce milieu, à savoir la piste Mourad Boudjelall (Président en exercice du RC Toulon) qui aurait subtilement "pissé" dans une des fioles du Racing92 au moment des contrôles.

Voire, la consommation de la même viande avariée que le cycliste espagnol Alberto Contador.


De toutes les manières, tout ce qui compte d'Utiles et d'Inutiles heureux dans ce microcosme nous vendra, la larme à l'oeil, que tout Homme a le droit à tous les soins pour résoudre son problème médical le plus vite possible ; oubliant, bien sûr, que, d'une part, les corticoïdes améliorent la performance mais, surtout, servent bien plus souvent à masquer un dopage structurel conséquent.



Allez les Bleus et, c'est promis, j'oublie qu'au cours de cette finale le Racing à 14 contre 15, pendant plus d'une mi-temps, était revenu au score avec furie avant de doubler son adversaire, que Carter, sérieusement blessé à un mollet depuis de longues semaines, avait marqué 15 points au pied, que Rokocoko avait inscrit un essai et que l'ailier de métier Imhoff s'était brillamment mué en 1/2 mêlée suite à l'expulsion de Machenaud.















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