Elections au C.N.O.S.F : "quand on a que Lamour !"


Politiques, les Jeux l'ont toujours été : depuis la Grèce antique, jusqu'aux réalisations actuelles restaurées par l'ami Pierrot à la fin du XIX°, pas une trace de trêve dans l'exposition et l'exaltation des vertus nationales.

Sport et Politique sont inextricablement liés, comme dans les mariages chrétiens, pour le meilleur, rarement, et pour le pire, très souvent.


Mais quand il s'agit des jeux politiques au sein du mouvement sportif français, c'est toujours "pire que meilleur"...c'est Grand Guignol !

C'est vrai que le business des valeurs du sport oblige à entourer les combats pour le pouvoir de locutions lyriques et angéliques pour donner le change ; hors de question de reprendre le titre de cet excellent numéro de mai 1996 du Monde diplomatique : le sport c'est la guerre*. Pas de ça chez nous !


Mais la réalité, là comme ailleurs, dépasse la fiction ; c'est ainsi que l'incident de séance, dans l'amphithéâtre Nelson Paillou, au moment de l'élection (11 mai), du nouveau président du C.N.O.S.F. nous a offert un moment ubuesque.

L'heureux élu, Denis Masseglia (69 ans) courbe l'échine pour remercier ses "parrains" et, fier de ses 556 voix, repart pour un troisième mandat ; en tant qu'ancien professeur, il ne devait pas être syndiqué à un syndicat de gauche revendiquant la retraite à 60 ans.

L'ex-judoka, David Douillet, compte avec application ses pièces jaunes (54 voix).

Mais voilà qu'Isabelle Lamour, présidente de la FF d'escrime (385 voix) éructe et vitupère contre ceux qui : "dans les yeux (l)'avaient assurée de leur soutien" avant de retourner leur veste : "on a des gens dans les fédérations qui ne tiennent pas leurs engagements".


Je ne connais pas personnellement cette charmante femme mais j'en suis tout ébaubi ; une telle naïveté dans ce microcosme politicien du mouvement sportif français a quelque chose d'émouvant ; si j'osais, je la verrais bien au MODEM de François Bayrou, en ces "temps macroniens".

D'un autre côté, "j'me dis" qu'"Ils" ont bien fait : faire de la politique et ne pas changer de veste est une faute professionnelle...,n'est-ce-pas François Fillon !


* Manière de voir 30, Le Monde diplomatique, mai 1996.








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