Pistards (es), je vous aime !



A la soixantaine bien entamée, le temps a fait son oeuvre en matière de cyclisme et je suis de moins en moins pratiquant mais guère plus croyant ! C'est un peu l'inverse des croyances religieuses où l'approche du grand saut renforce soudain les désirs spirituels.


En effet, l'adage "Je ne crois que ce que je vois " a été bien mis à mal sur la planète vélo. Il faut dire aussi que managers, sponsors, cyclistes, journalistes, organisateurs, entraineurs, j'en passe et des meilleurs se sont vraiment acharnés pour détruire les courses cyclistes depuis de nombreuses années.

Force est néanmoins de reconnaitre que le cyclisme dans ses diverses expressions s'est, au moins, évertué à lutter, à armes inégales certes, pour essayer de contrôler les dérives chimiques à l'inverse de nombreux autres business sportifs dirigés par des autruches 100% bio.


Bon an mal an, je poursuis ainsi mon chemin de croix d'amoureux éconduit en suivant l'actualité du genre ; rassurez-vous, seules les épreuves à notoriété historique parviennent encore à émouvoir l'ancien môme qui badait Eddy Merckx ou Patrick Sercu : éternelles émotions enfantiles qui nous empêchent de vieillir...ou plus exactement qui nous permettent de vieillir en restant jeune !


Dans ce cadre là, je me suis laissé tenter par les allées du vélodrome de Saint-Quentin-en- Yvelines (78) où se déroulait ce week-end une des manches de la Coupe du Monde de cyclisme sur piste. Exceptés l'imbroglio typiquement français pour se stationner à proximité du site et la traditionnelle médiocrité des services de restauration attenants (faites donc un stage en Belgique, s'il vous plait), le spectacle fut à la hauteur. Combien de coureurs "chargés" dans cette enceinte...? Aucun, deux, dix, tous...??..."Va savoir Charles !"


Il n'empêche, qu'une fois oubliées les scories du genre, les rondes infernales s'enchainent à un rythme endiablé dans une ambiance très bon enfant : le long de la balustrade qui sépare la piste des tribunes, d'où les insultes et les cris de singe sont absents, il est presque possible de toucher les athlètes qui ne craignent pas d'exercer leur métier sans être protégés par des grillages et/ou des cordons de CRS.

Quant aux rois du plongeon, les "Neymarisés" de la chute footballistique, prenez juste le temps entre deux chichas de regarder la vidéo des différentes cabrioles à plus de 55KM/H et vous verrez, peut-être, autrement votre légitime profession !


Alors, Mesdames et Messieurs les pistards(es), dans ce monde du sport-business sans foi, ni vraiment beaucoup de lois, vous n'êtes sans doute pas des saints mais vous méritez, au moins, la médaille du même nom.










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